Rodez

Un peu d’histoire

Située au centre d’un triangle Toulouse– Montpellier– Clermont-Ferrand, la ville de Rodez est à l’évidence un lieu d’échanges. Construite sur un piton (altitude 634 mètres), elle compte aujourd’hui 26 367 habitants et 52 852 habitants avec la Communauté d'Agglomération du Grand-Rodez.

Se prêtant à la rencontre et à la découverte, la cité des Ruthènes a toujours entretenu cette vocation et la développe encore aujourd’hui à travers une politique structurée en matière de développement économique ou d’offre culturelle.

 

Rodez est une ville deux fois millénaire : son existence remonterait à 5 siècles avant notre ère, lorsque une peuplade celtique d'Europe Centrale, les Ruthènes, s’arrêta au sud de l'Auvergne.

Sous l'occupation romaine, le village prend le nom de Segodunum (Puissante Forteresse) en raison de son édification au sommet d'un piton. Segodunum deviendra Ruteni et finalement Rodez.

 

Un passé tourmenté

Rodez a été successivement occupée par les Wisigoths, les Francs, les armées des ducs d'Aquitaine et des comtes de Toulouse, ainsi que par les Maures.

A la fin du XIIIème siècle, la ville connaît une renaissance symbolisée par la reconstruction de la Cathédrale. Haut de 87 mètres, son clocher illustre l'ultime flamboiement de l'art gothique finissant et constitue une des merveilles du Rouergue.

En 1589, Henri IV, comte de Rodez, attacha le destin du Rouergue à la Couronne et permit à l'histoire de Rodez de se calquer sur celle de la France. Au long des XVIIème et XVIIIème siècles, Rodez devient une cité marchande prospère.

La Révolution n'épargnera cependant pas la ville, occasionnant quelques destructions du patrimoine religieux, mais celle-ci n’en sortit toutefois pas trop meurtrie.

 

La ville aujourd’hui

La modernisation de Rodez s'effectue très lentement au cours du XIXème siècle. Peu à peu, Rodez évolue en affirmant et développant son rôle de chef-lieu du département de l'Aveyron.

Les années 70 marquent le début d'une vaste opération de réhabilitation du centre ancien

Puis, dans les années 1990, la construction du viaduc de Bourran permet la création d’un nouveau quartier, favorise l'implantation de nouvelles entreprises technologiques et l'installation des antennes des Universités de Toulouse. 2548 étudiants étaient inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur à la rentrée 2000/2001..

 

Le dynamisme de l’économie ruthénoise est régulièrement cité par la presse spécialisée. Parmi les éléments clés de ce dynamisme, le faible taux de chômage (6,1% en novembre 2000).

 

Une richesse patrimoniale et culturelle

 

Parcourir les rues du vieux Rodez, c’est découvrir une cité marquée par l’histoire : les vestiges du forum gallo-romain (1er - 3ème siècles) et l’amphithéâtre antique de l’ancienne Segodunum, les remparts de la cité médiévale, les Maisons d’Armagnac et de l’Annonciation (XVème siècle), le Palais Episcopal et l’ancien Hôtel Lenormand d’Ayssènes (XVIIème siècle), sont autant d’illustrations de cette richesse patrimoniale. La cathédrale, chef d'oeuvre de l'art gothique, est un élément majeur de la dynamique culturelle et touristique de la ville.

 

Une politique culturelle affirmée

 

L’agglomération Ruthénoise s’est dotée dans les dix dernières années d’équipements qui permettent de promouvoir la diffusion et la création culturelles. Le musée des beaux-arts Denys-Puech, fondé en 1910 et récemment restauré, oriente désormais sa programmation vers la sculpture et l’art contemporain.

La médiathèque municipale riche, d’un fonds de 200 000 ouvrages (notamment la donation Jean Digot concernant la poésie contemporaine du début du siècle), se tourne aujourd’hui vers les nouvelles technologies.

Deux salles de spectacle l'amphithéâtre et la MJC (1500 et 350 places) accueillent théâtre, symphonique, danse et opéra.

 

En 2002, le musée Maurice Fenaille présentera, sur plus de 3000 m², un panorama de l’histoire du Rouergue, depuis la Protohistoire jusqu’au XVIIIème siècle. Il abritera des collections archéologiques et historiques riches de plus de 25 000 pièces dont un exceptionnel ensemble de statues-menhirs.

 

Le festival " Estivada " est devenu le lieu d’expression privilégié de la culture et de la création occitanes ; il a accueilli, en juillet 2001, plus de 10 000 spectateurs.

La Ville de Rodez a pu ainsi bâtir un projet culturel qui traduit à la fois son ancrage dans un territoire et son ouverture sur le monde contemporain. Ville de séjour d'Antonin Artaud, lieu de naissance de Pierre Soulages, Rodez se tourne résolument vers le troisième millénaire.


2004